La piroplasmose canine est de plus en plus présente en Europe.

La piroplasmose ou babésiose du chien est une des maladies communiquées par les tiques. C’est certainement celle qui est la plus connue des propriétaires. En France, il y a près de 400 000 chiens atteints chaque année.
Le parasite transmis est un protozoaire appartenant au groupe Babesia.
Les premiers cas de babésiose furent décrits à la fin du XIXe siècle et concernaient des bovins souffrants d’anémie hémolytique avec du sang dans les urines.
Que sait-on de Babesia, ce parasite intra cellulaire ?
Babesia est un protozoaire (organisme unicellulaire) vivant à l’intérieur des globules rouges de l’animal. Au sein de cette cellule, il prend souvent la forme d’une poire. Cette particularité est à l’origine du nom piroplasmose, car en grec « Piro » signifie poire.

Il existe plusieurs espèces de Babesia dans le monde.Dans nos pays (France, Belgique, Suisse), nous avons principalement deux types de Babesia responsables de la piroplasmose du chien :

  • Babesia Canis
  • Babesia Vogeli.

Ce parasite microscopique (2 à 5 microns) vit, se nourrit et se reproduit dans les globules rouges de l’organisme. Il est principalement visible dans le sang périphérique (capillaires au niveau de la peau).
Ce parasite nécessite deux hôtes pour son cycle de vie :

  1. La tique: Je vais vous épargner le cycle assez complexe de Babesia. Juste vous signaler que lors de la fixation de la tique sur le chien, certains parasites vont migrer dans les glandes salivaires de l’acarien et devenir infestant (sporozoïtes). Note importante : Il faut environ 48 heures, à partir du moment où la tique se fixe sur le chien, pour que ces éléments infectieux arrivent au niveau de la glande salivaire. La tique n’injectera donc les sporozoïtes que deux jours après sa fixation. C’est une notion importante pour les conseils de prévention.

2.  Le chien : le parasite vit dans les globules rouges .
Qu’en est-il de l’agent vecteur de la piroplasmose : la tique ?
La tique est un acarien à quatre paires de pattes, ne possédant pas d’yeux, mais repère ses proies grâce aux récepteurs sensoriels présents sur ses pattes antérieures.
Deux tiques sont responsables de la transmission chez le chien :

  • Dermacentor reticulatus : la plus largement répandue en France, surtout dans les zones sèches, les prairies, les lisières de bois et les clairières. On peut la retrouver aussi dans les milieux urbains ou les terrains en friche. Les températures idéales pour son activité se situent entre 12 et 25 degrés. Elle transmet le parasite Babesia Canis.
  • Rhipicephalus sanguineus : principalement présente dans le sud-est de la France. Cette tique est également appelée la tique brune du chien ou la tique des chenils. Elle communique particulièrement Babesia Vogeli, mais aussi Babesia Canis.

La tique parvient à transmettre ces parasites grâce à un redoutable organe : le rostre.
Ce rostre est constitué dans sa partie supérieure d’une paire de couteaux (les chélicères) servant à dilacérer la peau et dans sa portion inférieure d’une série de petites dents (l’hypostome) pour se fixer.
 En enfonçant ce rostre, la tique va non seulement sucer le sang pour se nourrir, mais également transmettre les parasites responsables de différentes pathologies (maladie Lyme, piroplasmose, ehrlichiose, l’anaplasmose et l’hépatozoonose).

En quelques heures, une tique peut tripler voire quadrupler de volume. Sur le chien, on les retrouve principalement aux endroits à peau fine : au-dessus de la tête, au niveau du pavillon auriculaire, à l’intérieur des cuisses, le ventre et les espaces interdigités.
La piroplasmose du chien est présente dans beaucoup de pays d’Europe. On a pu observer des cas dans le Nord (Norvège, Pologne, Angleterre…), mais elle est plus fréquente dans les pourtours du bassin méditerranéen.
En France, ce sont surtout les régions du Sud-ouest, du centre et de l’Est qui sont les plus concernées par cette pathologie. , cependant on peut la constater sur tout le territoire de la métropole ainsi qu’en Belgique, Luxembourg et en Suisse.
Même en milieu urbain des cas de piroplasmose ont été signalés.
Elle est beaucoup plus fréquente au printemps et en automne, lorsque les tiques sont les plus nombreuses.
Comment la tique se contamine-t-elle par le parasite Babesia ?
Pour la piroplasmose du chien, deux possibilités :

  1. En ingérant le sang d’un hôte infecté .Cela peut être un rongeur ,et même un chien qui est lui-même déjà contaminé par le parasite Babesia.
  2. En transmettant à leur descendance de génération en génération des œufs contaminés

Elle joue donc un rôle de réservoir pour la piroplasmose au même titre que les chiens infectés chroniques.
Quels sont les dégâts dans l’organisme dû à Babesia ?
Une fois la tique fixée sur la peau de l’animal, elle va aspirer le sang tout en injectant sa salive anticoagulante contenant les parasites de la piroplasmose.
Babesia va alors pénétrer les globules rouges et s’y multiplier. Cette multiplication va littéralement provoquer un éclatement des globules rouges avec libération de l’hémoglobine.
Cet éclatement va aussi libérer des parasites qui vont à leur tour ré infester de nouveaux globules rouges, s’y multiplier, éclater les globules rouges, libérer des parasites et ainsi de suite.
Ce processus peut être rapide et redoutable, d’où l’importance de la précocité du traitement en cas de piroplasmose chez le chien.
La destruction des globules rouges va provoquer une diminution du nombre de ces cellules, responsable d’une anémie dégénérative.
Ce mécanisme produit aussi de réactions immunitaires pouvant gravement perturber des organes essentiels tels que les reins, les poumons, le cœur et le foie.
Ces réactions peuvent également être présentes au niveau des articulations et des muscles.
Il existe des races plus sensibles que d’autres à la piroplasmose : Greyhounds, l’American Staffordshire terrier,Cocker, Doberman, Epagneul, Griffon, Setter irlandais, Yorkshire. 
Les jeunes chiens ont tendance à avoir des lésions plus importantes que les adultes.
Il faut préciser qu’un chien atteint n’est contagieux  ni pour un autre animal,ni pour l’homme.
Un autre mode de transmission déjà signalé : c’est la transfusion avec le sang d’un chien contaminé. C’est tout le danger des porteurs chroniques.
Quels sont les signes cliniques de la piroplasmose ?
Les signes cliniques de la babésiose canine dépendent du type de babesia, de l’âge du chien et de la capacité du système immunitaire du chien à se défendre.
Rappelez-vous, je vous ai précisé qu’il y a deux types de babesia responsables de la piroplasmose.
Avec Babesia Vogeli, les symptômes seront moins virulents, moins sévères sauf pour les chiots où on constate une anémie assez grave.
Chez les adultes, une infection par Babesia Vogeli aboutira bien souvent à une forme subclinique.
Pour la période d’incubation de la piroplasmose :
Elle est généralement entre deux à sept jours, mais peut aller jusqu’à deux mois. Souvent la piroplasmose se manifeste après que la tique se soit détachée.

  • On sait que babesia provoque un éclatement des globules rouges, libérant ainsi l’hémoglobine dans le corps du chien, ce qui conduit à des symptômes de jaunisse et d’anémie.
  • On sait aussi que babesia provoque des réactions immunitaires. Cette réaction auto-immune consiste à donner les moyens à l’organisme de se débarrasser de l’ennemi. Durant cette phase, il se met à éliminer ses propres globules rouges d’où l’appellation anémie hémolytique à médiation immunitaire.

Suite à cette infection parasitaire, on constate des désordres sanguins importants :

  • Une anémie
  • Une hémolyse ( destruction des globules rouges)
  • Une thrombopénie (trop peu de plaquettes)
  • anoxie cellulaire : mort des cellules par manque d’oxygène dans différents organes.
  • Coagulation du sang perturbée.

On distingue trois formes de piroplasmose :

  1. forme aiguë.

Signes cliniques :

  • forte fièvre
  • abattement
  • perte d’appétit
  • anémie
  • urines foncées (jusqu’à la couleur café) liées à la présence de l’hémoglobine et des pigments biliaires 
  • muqueuses pâles, jaune
  • palpation : on peut mettre en évidence une augmentation de la rate (splénomégalie)

La couleur foncée des urines ne se voit pas toujours, seulement dans 50 % des cas de forme aiguë.
Un à deux jours après la déclaration de ces premiers symptômes, on peut avoir une aggravation avec atteinte au niveau du foie et des reins.
Une anémie très sévère peut être responsable d’une mortalité.
2. Forme subaiguë, subclinique (plus discrète)
Signes cliniques :

  • fièvre modérée, souvent passagère
  • petite baisse de forme
  • amaigrissement
  • anémie légère.

Cette forme est assez difficile à diagnostiquer car les signes cliniques sont assez discrets

  1. Forme atypique

C’est la forme qui a la particularité d’avoir des signes cliniques peu évocateurs de la piroplasmose.
Les troubles sont souvent liés au réactions immunitaires dans différents organes :

  • Locomoteurs: Par exemple, on peut voir un chien qui boîte comme s’il avait une patte cassée . Présence d’arthrite .
  • Nerveux: dû à la présence de ces parasites dans les micros vaisseaux du système nerveux. On a constaté des chiens avec des convulsions, des paralysies suite à une atteinte suraiguë, c’est-à-dire dans les heures qui suivent l’infection. C’est assez rare, mais il faut le souligner.
  • Respiratoire: détresse respiratoire due à un œdème pulmonaire (présence de sang dans les poumons)
  • oculaire:  hémorragies rétiniennes
  • Foie : hépatite (réaction immunitaire dans cet organe)
  • Pancréas : pancréatite avec perte d’appétit, vomissements avec du sang parfois, diarrhées et un épanchement au niveau de l’abdomen. Un taux de mortalité assez proche de 25 % est constaté.
  • Cœur : lésions du myocarde par destruction de cellules (anoxie)

La complication la plus redoutée de la piroplasmose?
C’est l’insuffisance rénale qui peut vite devenir irréversible.
Cette insuffisance rénale est due au fait que les tissus des reins sont mal oxygénés avec une mort cellulaire. Ensuite, l’hémoglobine libérée par la destruction des globules rouges est présente dans la lumière des néphrons, provoquant ainsi un dysfonctionnement rénal (néphropathie hémoglobinique).
La gravité de cette insuffisance rénale dépend du nombre et de la brutalité de la destruction des globules rouges.
Le chien souffre d’une oligurie (diminution de la miction), voire d’une anurie (plus de miction).
Comment le vétérinaire diagnostique-t-il la piroplasmose du chien
Le diagnostic de la piroplasmose chez le chien n’est pas toujours aisé. Surtout lors des  phases subaiguës et atypiques. Les symptômes sont très vagues, voire inexistants et peu évocateurs de la babésiose canine.
Les différents examens mis à la disposition du praticien sont :

  1. Anamnèse et signes cliniques: un vétérinaire face à une présence de sang dans les urines (hématurie), une forte fièvre, les muqueuses pâles (signe d’anémie), un chien en état de choc et abattu, présence de tique(s) lors de l’examen ou rapportée par le propriétaire, se doit de retenir la piroplasmose dans son diagnostic différentiel.
  2. Le frottis sanguin: au sein de la clinique, le vétérinaire peut mettre en évidence le parasite babesia dans le sang de l’animal. En prélevant une goutte de sang à l’oreille du chien, ensuite en l’étalant sur une lame de verre qu’il va colorer avec une méthode spécifique. Il peut observer le parasite dans sa forme caractéristique (en forme de poire) au sein des globules rouges. C’est un test rapide, peu onéreux. Attention : en cas de test négatif, on ne peut pas conclure que le chien est indemne de piroplasmose. Cela peut être dû à une mauvaise manipulation ou interprétation du test.
  3. Une numération sanguine: en cas de piroplasmose, on aura une anémie (diminution du nombre de globules rouges par hémolyse). On peut remarquer également une diminution des plaquettes parfois grave en cas d’une affection aiguë. Cette diminution sera responsable de problèmes de coagulation.
  4. Biochimie du sang: dans les cas compliqués, on peut avoir un taux d’urée et de créatinine assez élevée dans le sang, signifiant donc une atteinte rénale.
  5. Analyse d’urine: une présence de protéines (protéinurie) et pigment biliaire
  6. La PCR : c’est le seul examen sanguin fiable à 100 % pour détecter la piroplasmose. Elle consiste à une recherche d’ADN du parasite babesia dans le sang du chien. Cette analyse ne peut se faire que dans un laboratoire spécialisé et permet aussi de différencier le type de babesia (canis ou vogeli).
  7. Échographie abdominale, on peut mettre en évidence une augmentation du foie (hépatomégalie) et de la rate (splénomégalie). En cas de pancréatite aigüe, on peut constater des changements de structure de cet organe.

Quel est le pronostic d’un chien atteint de piroplasmose?
Au plus tôt la piroplasmose sera détectée, meilleur sera le pronostic et plus efficace sera le traitement.
C’est une maladie grave pouvant entraîner des séquelles irréversibles au niveau du foie et des reins dans les formes compliquées. La piroplasmose à médiation immunitaire est difficile à traiter, elle peut entraîner une mortalité dans 45 % des cas.
Il faut aussi signaler des risques de rechutes une dizaine de jours après le traitement, dû à la persistance de parasites dans l’organisme de l’animal malgré le traitement.
Quels sont les protocoles de traitements de la piroplasmose?
Le traitement est axé sur 5 objectifs :

  1. Éliminer le parasite: on utilise l’Imidocarbe (CARBESIA*). Bien souvent une seule injection est suffisante pour guérir en moins de 24 heures.
  • La dose est de 2,125 mg par kilo de poids vif, c’est-à-dire 0,25 ml CARBESIA/10 kg.
  • En règle générale, une seule injection est suffisante, mais comme précisée plus haut, il peut avoir des rechutes. Certains vétérinaires préconisent de faire deux injections à deux semaines d’intervalle.
  • Effets secondaires du CARBESIA* :
    • L’injection par voie intramusculaire provoque une douleur intense. Généralement, le vétérinaire préviendra les propriétaires de cette possibilité de douleurs à l’injection.
    • Quelques minutes après injection : salivation, vomissements ou diarrhées
    • Lésions cutanées au point d’injection (1 % des cas) : inflammation de la peau avec présence de croûtes, exsudat de nature infectieuse (pyodermite)  
    • Lésions rénales avec des lésions de néphrite interstitielle d’origine immunitaire (allergie). Si le chien développe ce type d’allergie après l’injection, on traitera l’animal avec une corticothérapie immunosuppresseur pendant un mois.
  1. En cas d’anémie sévère, une transfusion est nécessaire.
  2. Traitements de soutien de la fonction rénale et hépatique (perfusion): en cas de piroplasmose compliquée (urine colorée de type orange foncé, rouge, voir même noire), l’animal sera hospitalisé avec une mise en place d’une perfusion pour éviter une insuffisance rénale aiguë. Le chien sera maintenu sous perfusion tant que le taux de créatinine ne sera pas inférieur à 30 mg par litre.
  3. Héparine calcique (Calciparine en sous-cutané*) pour éviter des thromboses constituées le plus souvent par l’agglutination des globules rouges parasités. La dose est 250 unités par kilo toutes les 12 heures par voie sous-cutanée pendant trois jours.
  4. En convalescence ou pour des chiens ayant surmonté une forme compliquée, on peut conseiller des produits de phytothérapie à donner par cure : les bêtas-glucanes, certains champignons médicinaux (shitake, maitake, reishi) ,le curcuma, la feuille d’Olivier ou la griffe de chat.

Lors de cas compliqués, le chien peut être hospitalisé pendant plusieurs jours. Cela peut engendrer des coûts importants, aussi je vous conseille vivement de souscrire à une assurance maladie animale.
En remplissant ce formulaire, vous pouvez demander un devis comparatif de toutes les formules existantes, et ce sans engagement.
Quelles sont les mesures préventives pour éviter la piroplasmose?
Voici ma partie préférée de cet article, car mieux vaut prévenir que guérir. ???? 
Quatre moyens de prévention existent pour la piroplasmose du chien.

  1. Inspection quotidienne de votre animal

Tous propriétaires de chien devraient prendre la bonne habitude de faire une inspection quotidienne de leur compagnon à la recherche de parasites (tique et/ou puce). Au retour de chaque promenade, il faut prendre le temps de vérifier qu’il n’y a pas la présence de tique.
Surtout bien inspecter les régions glabres (absence de poils) ou à peau fine : oreilles, yeux, museau, ars (aisselle), aine, ventre, autour de l’anus et les espaces interdigités.
Si vous constatez la présence d’une tique, je vous conseille de l’enlever à l’aide du crochet spécialement conçu. Extraction aisée, complète et indolore.

À mon sens, une inspection régulière et soigneuse est la principale mesure préventive contre les maladies transmises par les tiques avec l’application d’un bon produit antiparasitaire.
Une fois fixée sur le chien, il faut 48 heures pour que la tique transmette le parasite Babesia dans le sang. Vous comprenez la pertinence de cette inspection quotidienne.

  1. Produits antiparasitaires

Il existe un nombre important de molécules actives contre les tiques. On peut trouver ces produits sous forme de colliers, pipettes, comprimés, sprays ou shampoings.

 
 
 
 
 
 

  1. Chimiothérapie préventive

L’Imidocarbe (CARBESIA*) peut être aussi utilisé en prévention de la piroplasmose du chien. Vous pouvez donc demander à votre vétérinaire de faire cette injection préventive dans le but de protéger votre chien pendant quelques semaines. La durée de protection varie de quatre à six semaines.
La posologie est de 4,25 mg/kg, c.-à-d. 0,5 ml par 10 kg de poids vif et toujours en intramusculaire. Comme vous pouvez le remarquer, c’est le double de la dose thérapeutique de la piroplasmose.
Il faut signaler que les effets secondaires (cités plus haut) liés à l’injection de CARBESIA* sont aussi valables pour cette mesure préventive.
Ce type d’injection préventive pourrait être indiquée dans les cas suivants :

  • Chien immunodéprimé vivant dans les zones à risque
  • Chien ne pouvant pas être traité préventivement par des antiparasitaires dans les zones à risque.
  • En urgence pour des chiens sains devant se rendre dans des zones à risque (vacance, visite familiale, déménagement,)

On peut répéter cette injection deux à trois fois maximum sur l’année. Aucune étude n’a été faite sur la toxicité d’injections répétitives (tous les mois) de CARBESIA* sur le chien.
Le propriétaire doit bien être informé sur les risques liés à cette injection.

  1. La vaccination

Deux types de vaccins sont mis à la disposition des vétérinaires français : le Pirodog* (Merial) et Nobivac Piro (Intervet).

  • Le meilleur moment pour vacciner est le mois de février, juste avant le début des pics de présence de tiques.
  • La primo-vaccination ne peut se faire qu’à partir de l’âge de cinq mois par deux injections à deux à quatre semaines d’intervalle. L’immunité s’installe deux jours après la seconde injection et dure environ six mois. Dans une région à fort risque de piroplasmose, on peut proposer la vaccination deux fois par année.
  • C’est un vaccin qui ne peut pas se faire en même temps que les autres valences (carré-hépatite-parvo -lepto- rage). Attendre au moins un délai de trois semaines.
  • Attendre au moins un délai de 4 semaines pour vacciner un chien ayant eu une injection préventive d’Imidocarbe (CARBESIA*)
  • Ne vacciner que des chiens en bonne santé, bien vermifugé. Ne pas vacciner les chiens immunodéprimés ou atteints de maladies chroniques.
  • Efficacité à 60 %: de nombreux cas d’échec de vaccination ont été signalés. Toutes les souches de Babesia ne sont pas concernées par les vaccins.
  • Effets secondaires : un œdème inflammatoire au point d’injection peut être signalé. Une baisse d’appétit, une difficulté de démarche peuvent être des signes transitoires à la suite de la vaccination. Ces signes doivent disparaître au bout de 3 jours.

Peut-on vacciner un chien qui a eu la piroplasmose ?
Il faut attendre au moins huit semaines après arrêt du traitement pour proposer la vaccination.
Pour ma part, je déconseille la vaccination pour des chiens ayant eu une piroplasmose surtout compliquée. Ils peuvent souffrir d’immunodéficience ou être porteurs chroniques de Babesia, rendant la vaccination inefficace. De bonnes mesures préventives (inspection + antiparasitaire) doivent être préconisées.
Résumé sur la vaccination de la piroplasmose :
Elle doit être discutée de son intérêt avec votre vétérinaire. En ce qui me concerne, je ne la préconise que pour le chien, en bonne santé, vivant dans des régions à fort risque.
La piroplasmose existe-t-elle chez le chat?
Les cas de babésiose féline sont rarissimes en Europe. Peut-être est-elle sous diagnostiquée ? Elle est très mal connue.
Conclusion
La piroplasmose est une grave maladie parasitaire transmise par certains types de tiques. On peut la rencontrer dans toute l’Europe et toute l’année. Certaines formes compliquées sont difficiles à traiter et responsables de mortalités. Inspecter son chien au retour de chaque promenade et l’application d’un bon produit antiparasitaire toute l’année sont les meilleurs conseils de prévention pour la piroplasmose du chien.
L’article La piroplasmose canine est de plus en plus présente en Europe. est apparu en premier sur Conseils veterinaires de Patrick.